Festival Musilac à Aix-les-bains le week-end dernier, dans la foule une lesbienne nous aborde, ma moitié et moi, pour
papoter.
Je ris encore de nous voir embarassées car nous même ne sommes pas capables de répondre à deux simples questions basiques en ce
qui concerne une relation.
Ha ha ha...
Note: ma vadrouille a prit fin assez rapidement finalement pour ne tourner qu'autour des départements en Rhône-Alpes pour des raisons simples de
sous. Donc je m'efforce de travailler dans des trous paumés.
Les réponses retenues seront donc:
"à un arrêt de Tram"
"C'est vague."
par Hui Ling
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Délires sentimentaux
1
Elle fait frémir, des frissons parcourent votre échine,
de mauvais souvenirs tentent une approche, et oui
la pause est là.
Mais c'est quoi cette bête là?! C'est quoi ça :
"Je veux faire une pause parce que je veux pas tout gâcher."
"Faisons une pause parce que j'ai des sentiments mais je suis perdu(e)."
"Faisons une pause jusqu'à ce qu'on puisse déménager à proximité l'un(e) de l'autre."
"Faisons une pause sur place à emporter sauce piment roquefort ou moutarde?"
Faisons une pause et mettons plein de parenthèses entre nous jusqu'à nous y inclure également?
Ok, quand on a été marié 20 ans, y a un moment où la pause s'impose pour respirer, souffler, mais merde, quand on est jeune et
qu'on parle de relations dont la durée se compte en mois ou en une poignée d'année, une pause, c'est souvent une mise à mort [souvent j'ai dit, tapez pas].
Puis quoi, pourquoi les gens ne s'accrochent plus? On se barre, on s'enfuit, on se débarasse du bébé pour se changer les idées au lieu de faire face, c'est pour ça que les choses marchent moins
bien que pour nos aïeux [ok ils n'avaient ni le choix ni l'espérance de vie mais tout de même].
Puis quoi, une moitié, ce n'est pas une [pause] clope, ni un DvD, ni l'heure du goûter. Mettre quelqu'un en stand-by c'est autrement plus
complexe que laisser un objet de côté pour y revenir, et grand scoop, les gens c'est comme le VHS: si on le laisse en pause trop
longtemps et trop souvent, ça s'abime. Et puis il y a toujours le risque que cette personne vive sa vie, car oui oui elle en a le droit, peut-être pas l'envie, certes.
Bon ok. j'ai volontairement adopté un point de vue 100% pejoratif dans cet
article, mais tout le monde sait bien qu'en pratique rien n'est simple et parfois les pauses sont nécessaires, justifiées, et ne finissent pas en drame.
par Hui Ling
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Délires sentimentaux
2
Petite illu réalisée en cours de design produit (faut bien s'occuper), inspirée par le comic strip de maliki "la peur du vide", suite de vignettes sans
texte.
par Waï Ling
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Délires sentimentaux
5

Sans prévenir et à un moment très mal choisi elle a ressurgi.
Mais finalement, ce qui nous manque, c'est le son d'une voix, le toucher d'une main, un rire, un tempérament, toutes ces petites choses qui faisaient que quelqu'un comptait.
Aujourd'hui, elle a changé, et même si les choses avaient été différentes, je les aurais perdues de toute manière.
Celle qui se dresse aujourd'hui à sa place n'a plus rien en commun avec celle que j'ai connu.
J'ai beau me dire tout ça, c'est dur de passer au-dessus, alors me voilà, à esquisser son visage en quelques coups de crayon sur photoshop, ou sur papier.
par Waï Ling
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Délires sentimentaux
2
Je n'ai pas osé leur dire la vérité ce matin à l'école, alors que toutes parlaient de leur petit ami...
Pour s'imprégner d'une oeuvre d'art dans sa profondeur, il faut faire l'effort de s'attarder face à elle et de passer un moment à la
découvrir.
Une suite de chiffre bête au premier abord qui suscite le désintérêt voir le mépris du "pff, c'est quoi cette connerie?" peut en fait se révéler beaucoup
plus recherchée si l'on essaie de creuser autour et de la pénétrer.
Pour rencontrer une personne, c'est pareil. La rencontrer, pas seulement la voir et la saluer.
Il y a des gens qui ne disent même pas bonjour,
d'autres qui disent "bonjour" simplement,
d'autre qui sourient et disent "bonjour comment ça va?",
et enfin, il y a ceux qui disent "Bonjour, comment ça va? On prend un café?".
Seule la dernière solution permet de rencontrer la personne véritable.
Trop idéaliste, trop passionnée peut-être, cette idée m'a traversé l'esprit cette après-midi.
Sur ce, je vais prendre un café avec la Joconde.
par Waï Ling
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Délires sentimentaux
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