
Avec plus ou moins de légèreté, de formalité.
Stress, appréhension, ou indifférence totale et naturel, par la force des choses ou de façon planifiée.
Je ne pensais jamais ramener quelqu'un à ma mère, ni à mes cousins, ni à personne en fait. Et voilà que l'improbable arrive, forcé par un festival de musique situé à proximité de l'habitation maternelle, en Savoie.
L'appréhension pour moi c'était que les principes tordus et subtiles de ma mère ne la braquent,
le stress c'était de me montrer sous un jour que P. ne connaissait pas, car oui, en présence de mes géniteurs (l'un ou l'autre) je suis particulièrement brusque.
Mais le moment venu, pas de noeud dans l'estomac, pas d'hésitation. Je faisais une totale confiance dans la nature facile de ma moitié, sa capacité d'adaptation à toute personne est un avantage sur ce terrain. Ma mère un peu mal à l'aise (elle répétait toutes les cinq minutes que nous n'avions pas à être génées...) nous a accueilli.
Au final, elle a complètement adopté P. , je crois même qu'elle est en train de faire les papiers pour me renier et l'adopter à ma place. Ma soeur de même (enfin elle n'a pas adopté P., elle a déjà un chat à s'occuper...), et la cousinerie est au courant.
Bah bien. Et même pas de lapidation de nem en vue (enfin je sélectionne tout de même la partie de la Chine à mettre au courant hein...).


